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Minerais et Métaux au Maroc et dans le Monde
PHOSPHATES ET PRODUITS DERIVES

L'année 2005 a été caractérisée par un contexte agro - économique globalement favorable et de bonnes conditions climatiques.
La production mondiale de phosphate brut a atteint 138 261 kt en 2005 contre 131 321 kt en 2004, soit une hausse de 5,3 %.

Les États-Unis, la Chine , le Maroc et la Russie restent les principaux producteurs de phosphate dans le monde.

La hausse enregistrée en 2005 est due principalement à l'augmentation de la production de la Chine (+14,6 %), du Maroc (+7,9 %) et des États-Unis (+0,5 %). Quant à la Russie , sa production a baissé de 1,1 %.

Les livraisons locales de phosphate ont atteint 104,6 millions de tonnes en 2005 contre 99,8 millions de tonnes en 2004, soit une amélioration de 4,8%.

A fin décembre 2005, le commerce mondial de phosphate brut s'est établi à 30 761,6 kt, en baisse de 0,3 % par rapport à 2004.

Les principaux opérateurs qui ont augmenté leurs exportations durant cette période sont le Maroc (+1 559,2 kt soit +13,2%), la Syrie (+440 kt, soit +20,5%), l'Egypte (+153,6kt, soit +10,8%), la Tunisie (+114,1 kt, soit +17,5%) et l'Algérie (+104,1 kt, soit +14,1%).

En revanche, d'autres opérateurs ont enregistré des baisses tels que la Chine (-1 030,2 kt, soit -32,8%), la Jordanie (-659,6 kt, soit -14,1%), Israël (-260,7 kt soit -35,5%), le To go (-190 kt, soit -15,3%) l'Afrique du sud (-148,1 kt, soit -55,3%) et la Russie (-67,6 kt, soit -2,1%).

Le marché du phosphate brut est resté tendu depuis la fin 2004. En effet, la demande mondiale a augmenté en raison de l'accroissement de la production des dérivés phosphatés suite à l'amélioration des taux de marché chez la plupart des opérateurs et au démarrage de nouvelles unités principalement en Chine.

Quant à l'offre de phosphate, elle a été limitée en raison de la réduction des exportations chinoises de 32,8% en 2005 par rapport à 2004, suite à l'augmentation de la valorisation locale. Le Togo a également baissé ses exportations de 15,3 % en raison de problèmes techniques et financiers.

Par ailleurs, l'année 2005 a été caractérisée par la consolidation du secteur suite à plusieurs acquisitions et restructurations, parmi lesquelles:

• l'acquisition par PCS, en juin 2005, de 9,99 % du capital de Sinofert (filiale de Sinochem en Chine). PCS a porté, en février 2006, sa participation dans Sinofert à 20% ;

• l'acquisition en août 2005, de WMC/Australie par BHP Billiton y compris sa filiale engrais rebaptisée «Southern Cross Fertilizer» (SCF) et mise en vente de cette dernière par BHP Billiton ;

• l'achat en septembre 2005 de l'usine d'Oswal (capacité de 1,9 mt/an de DAP) par IFFCO pour un montant d'environ 500 millions de dollars ;

• l'achat en novembre 2005, d'Astaris (société américaine opérant dans le domaine de l'acide purifié et sels phosphatés) par ICL (Israël) pour un montant de 255 millions de dollars.

En 2005, le commerce mondial de phosphate sous toutes formes a enregistré une légère baisse de 0,6% par rapport au niveau enregistré en 2004. Pour sa part, la consommation mondiale d'engrais phosphatés a baissé de 2,4 %, passant de l'équivalent de 37,5 millions de tonnes de P205 en 2004, à l'équivalent de 36,6 millions de tonnes en 2005.

Plus particulièrement, la demande relativement soutenue de l'acide phosphorique et de DAP, dont les exportations ont augmenté respectivement de 2 % et 6,9 %, a contribué à la poursuite de l'amélioration des prix enregistrée en 2004, alors que les exportations de MAP et TSP ont régressé respectivement de 17,4% et 2,4%.Toutefois, l'industrie a été confrontée aux coûts élevés des matières premières, comme le soufre et l'ammoniac, qui ont érodé les marges des producteurs d'engrais.

Dans ce contexte, la consommation mondiale d'engrais en éléments fertilisants (N, P205 et K2O) a connu une légère baisse de 0,3 % passant ainsi de 155,8 millions de tonnes en 2004 à 155,3 millions de tonnes en 2005.

Pour les exportateurs d'engrais phosphatés, l'année 2005 a été caractérisée par une conjoncture difficile notamment au cours du 4ème trimestre. En effet, l'offre d'engrais à l'exportation a dépassé la demande dans certaines régions.

Ainsi, les importations d'engrais phosphatés ont enregistré en 2005 une baisse de 2,3% par rapport à 2004. De même, les importations de DAP ont baissé de 25% en Chine (1,6 million de tonnes en 2005 contre 2,1 millions de tonnes en 2004) en raison de l'augmentation de la production locale.

En Europe, les importations d'engrais phosphatés ont également baissé de 19% (3,63 millions de tonnes en 2005 contre 4,5 millions de tonnes en 2004) à cause des mauvaises conditions climatiques, du niveau élevé des prix des engrais ainsi que celui de l'énergie et des difficultés de trésorerie des agriculteurs dues notamment à la baisse de leurs revenus.

S'agissant du Brésil, il a enregistré une baisse de 34% des importations de DAP/MAP/TSP, qui sont passées de 3,3 millions de tonnes en 2004 à 2,17 millions de tonnes en 2005, en raison de la sécheresse qui a sévi au sud du pays, de la baisse des prix des produits agricoles sur le marché international et de l'appréciation du real brésilien par rapport au dollar américain.

De même, aux États-Unis, la saison d'application d'automne a été atone à cause des dégâts causés par l'ouragan Katrina sur la logistique de distribution et du renchérissement des prix des engrais.

Cependant, la baisse des importations d'engrais phosphatés en Chine, en Europe et au Brésil et des livraisons domestiques aux États-Unis a été compensée en partie par la hausse des importations enregistrée dans certains pays et par les pertes et les réductions de production des opérateurs américains.

Ainsi, les importations de DAP ont enregistré une hausse dans les marchés asiatiques, notamment en Inde qui a connu une augmentation significative de ses importations de DAP (2,4 millions de tonnes en 2005 contre 0,6 million de tonnes en 2004) et au Pakistan (1,2 million de tonnes en 2005 contre 0,9 million de tonnes en 2004).

Par ailleurs, et au cours du premier trimestre 2005, l'opérateur américain Mosaic a procédé à des arrêts délibérés de production dans ses unités New Wales et Green Bay se traduisant par une réduction de l'offre de 115 kt de DAP/MAP.
Quant aux pertes de production de DAP/MAP dues aux dégâts causés par le passage des ouragans à partir du mois de juillet 2005 dans la région de l'US GuIf, elles se sont élevées à 480 kt en 2005 et à 100 kt en début 2006.

En outre et à partir du 25 novembre 2005, Mosaic a réduit de 50 % sa production de Faustina, en Louisiane, jusqu'en mars 2006 et celle de Green Bay, en Floride, jusqu'à fin mai 2006, se traduisant par une réduction de l'offre de DAP/MAP d'environ 270 kt en 2005 et d'environ 490 kt en 2006. En n ove m b re 2005, USAC (filiale de Sinochem) a procédé à l'arrêt définitif et anticipé de son unité de Floride d'une capacité annuelle de 1,2 million de tonnesDAP/MAP.

Ainsi, les réductions de production opérées par les producteurs américains, conjuguées à la forte demande des marché 'Asie (Chine exclue) ont permis de soutenir le prix moyen annuel du DAP qui a atteint 246 $/TM FOB US Gulf en 2005.Ce prix correspond à un niveau historiquement élevé depuis 1976 par rapport au prix moyen de 222 $/TM FOB US Gulf enregistré en 2004.

Pour ce qui est du marché d'acide phosphorique, il est resté très tendu depuis le 4ème trimestre 2003, et s'est caractérisé par un resserrement de l'offre par rapport à la demande. Les importations mondiales d'acide phosphorique ont enregistré une légère augmentation de 2%.

Elles sont passées de 4,5 millions de tonnes P205 en 2004 à 4,6 millions de tonnes P205 en 2005 et ce, en raison principalement de l'accroissement des importations de l'Inde (2,45 millions de tonnes P205 en 2004 à 2,56 millions de tonnes P205 en 2005).

PLOMB

La fabrication des batteries est la première utilisation du plomb (70% de la demande). Ce métal est également présent dans d'autres usages tels que les pigments (12%), le plomb laminé (7%), les munitions (6%) et le revêtement des câbles (3%).

De nouveaux horizons s'ouvrent au plomb compte tenu de son pouvoir de protection contre les radiations nucléaires.

Selon le Groupe d'Etudes International du plomb et du Zinc, la production minière du plomb dans le monde est passée de 3.087 KT en 2004 à 3.298 KT en 2005. Avec une production de 1.018 KT, la Chine est devenue le premier producteur dans le monde, devant l'Australie (714 KT contre 642 KT en 2004) et les Etats Unis (438 KT contre 439 KT un an plutôt).

La production mondiale de plomb métal a globalement progressé de 10,7% par rapport à l'année 2004 pour atteindre 7.566 KT. A elle seule, la Chine a produit presque le tiers de la production mondiale (31,7%), puisque ses réalisations en 2005 ont atteint 2.383 KT contre 1.812 KT (+31,5%). Les productions des Etats-Unis (1.265 KT) et de l'Australie (268 KT) sont restées stables tandis que celle du Royaume Uni a progressé de 25,1% pour se situer à304 KT.

En Hausse de 7,1%, la consommation mondiale de plomb métal a atteint 7.652 KT en 2005, en raison de la forte demande de la Chine , en augmentation de 38% par rapport à l'année dernière qui a pratiquement triplé depuis l'an 2000, pour atteindre 1.917 KT contre 1.390 KT en 2004 et aussi de l'intérêt des fonds spéculatifs.

Les stocks de ce métal au LME sont pratiquement restés les mêmes qu'en 2004, passant de 109 KT en 2003 à 43,6 KT à fin décembre 2005. A titre de comparaison, ces stocks atteignaient 343 KT en 1994.

De leur côté, le cours du plomb ont amorcé une forte progression depuis 2002. Ils ont presque doublé depuis 2002 et ont enregistré une hausse de 9,8% en 2005 par rapport à l'année dernière. Le cours le plus haut a été atteint le 2 Février avec 1.448$/t et le plus bas le 3 Janvier avec 1.101$/t. Le cours moyen settlement s'est ainsi fixé à975,65 $/tonne contre 888,4 $/tonne en 2004 et 452,52 $/t en 2002.

Cette tendance à la hausse des cours s'explique par plusieurs facteurs : la croissance de la demande chinoise, la baisse des stocks, la faiblesse de l'investissement dans l'industrie du plomb et les enjeux environnementaux avec la promulgation des nouvelles normes qui les régissent.

Selon l'International Lead and Zinc Study Group, la production mondiale devrait enregistrer une augmentation de +3.4% en 2006 compte tenu des extensions de capacités minières prévues en Chine, en Inde et au Kazakhstan et du retour à un niveau de production nominal chez Teck Cominco au Canada. La demande mondiale de plomb devrait connaître une croissance de +3% en 2006 suite au ralentissement de la demande chinoise (augmentation de +9%en 2006). Ainsi, le déficit devrait se résorber à 50 KT en 2006.

Cependant, il est important de souligner que l'évolution des cours du plomb en 2006 dépendra des mouvements des fonds d'investissements dans les métaux.

Au niveau national, la production des concentrés de plomb a atteint 59.920 tonnes contre 58.810 tonnes en 2004, en légère hausse de 2% par rapport à l'année dernière. Le volume des ventes a pour sa part progressé de 27,3% (71.390 tonnes contre 56.075 tonnes). Environ 66% de ces ventes ont été achetées et traitées localement par la Fonderie de Oued El Heimer. Les exportations de plomb ont concerné 47.190 tonnes de concentrés contre 42.180 tonnes en 2004. Les recettes à l'exportation du plomb métal et de concentrés de plomb se sont élevées à 682,110 millions de dirhams, en hausse de 49,5% par ra p p o rt aux réalisations de l'année 2004 (456,355 millions de dirhams).

CUIVRE

Grâce à ses caractéristiques de métal conducteur par excellence, le cuivre est utilisé dans le transport de l'énergie électrique, dans les télécommunications, le bâtiment ainsi que dans de nombreux autres usages.

Selon les statistiques du Groupe d'Etude International du Cuivre (ICSG), la production mondiale du cuivre est estimé en 2005 à 14,983 millions de tonnes, en augmentation de 3,1% par rapport de l'année dernière et celle de cuivre raffiné à 16,328 millions de tonnes, en amélioration de 3% en comparaison à l'année 2004. L'o ff re totale de métal raffiné, production secondaire comprise est estimée à 16,328 millions de tonnes contre 15,844 millions de tonnes en 2004 en hausse de3%.

L'année 2005 a été marquée par le ralentissement de la demande au Japon et aux Etats-Unis, la stagnation de la demande en Europe et la croissance soutenue de la demande locale chinoise. Globalement, la demande en cuivre a été freinée par le niveau élevé des cours.

Deuxième grand consommateur mondial du métal rouge, la Chine est devenue un acteur incontournable des marchés, l'urbanisation croissante de sa population et ses besoins dans les secteurs de la construction de l'industrie automobile et en électricité se traduiront par une demande en croissance.

En 2005, les importations chinoises de concentré de cuivre ont bondi de plus de 40% par rapport à 2004 pour s'établir à 4,1 millions de tonnes. Ses recherches de partenariat et d'investissement à l'étranger sont multiples pour assurer ses besoins en cuivre et la mise en œuvre de ses ambitieux projets de développement en matière d'infrastructures et de construction de logements.

Le marché du cuivre continue d'enregistrer l'effondrement des stocks au LME, pour atteindre en 2004 un niveau historique jamais connu depuis 15 ans. Ainsi, le stock est passé de 856 KT en 2002 à 96 KT en 2004 et presque autant en 2005 (102 KT).

Dans un contexte de déséquilibre entre l'offre et la demande et d'une conjoncture économique mondiale favorable, les cours du cuivre ont en toute logique, été orientés à la hausse. Ils ont gagné près de 28,6% par rapport au niveau de l'année écoulée, pour s'établir à la moyenne de 3.682 $/tonne en 2005 contre 2.861$/tonne en 2004 et 1.780 $/tonne en 2003. En Décembre 2005, les cours ont atteint un pic dépassent les 4.480$/tonne, sous l'effet du déclin des stocks et la montée des spéculations massives des fonds d'investissement.

Selon CRU, la production mondiale devrait enregistrer une augmentation de +9.1% en 2006 compte tenu des extensions de capacités prévues en Australie, en Chine, au Chili, en RDC et en Zambie et de l'amélioration du taux d'utilisation des capacités existantes. La demande mondiale de cuivre devrait connaître une croissance de +5% en 2006 suite à la reprise de la demande dans les pays développés (Etats-Unis, Europe, Japon) et au maintien d'une demande soutenue dans les pays émergeants (Chine et Inde). Ainsi, le marché du cuivre devrait revenir à l'équilibre en 2006.

Cependant, il est important de souligner que l'évolution des cours du cuivre en 2006 dépendra d'une part des mouvements des fonds d'investissements dans les métaux et d'autre part du taux d'utilisation des capacités d'extraction et de raffinage existantes. Ces deux facteurs pourront induire une forte volatilité des cours en 2006.

Au niveau national, la production du cuivre, en hausse de 13% est passée de 11.190 tonnes en 2004 à 12.650 tonnes en 2005. De même, les exportations nationales de concentrés de cuivre ont progressé en volume de 11,6% pour atteindre 11.360 tonnes contre 10.180 tonnes en 2004. En valeur, les exportations de cuivre ont a t teint 71,980 millions de dirhams en hausse de 36,8% par rapport aux réalisations de l'année dernière.

ZINC

Le zinc est utilisé essentiellement dans la galvanisation pour protéger les aciers contre la rouille (près de 50% de la demande). Il a aussi d'autres usages tels que le laiton (environ 20% de la consommation mondiale), les alliages (15%), la chimie (10%) ainsi que d'autres utilisations.

D'après le Groupe d'Etude International du Plomb et du Zinc, la production minière du zinc dans le monde a atteint 9.995 KT en 2005, en hausse de 3,4% par rapport à 2004. Les productions par continent ont atteint respectivement 3.502 KT en Amérique (-2,9%), 3.668 KT en Asie (+8,5%), 1.026 KT en Europe (+4%), 1.332 KT en Australie (+2,6%) et 431 KT en Afrique (+20,7%). Parmi les grands pays producteurs, la production de la Chine et de l'Inde se sont inscrites en hausse de 7,8% et 29,1% pour s'élever à 2.441 KT et 439 KT.

En progression de 1% par rapport à l'année écoulée, la production mondiale de zinc métal a atteint 10.262 KT. La Chine qui représente actuellement environ 26,1% contre 24,7% en 2004 de la capacité de la production mondiale a vu sa production progresser de 6,5% après les 8,6% enregistrés les deux dernières années. Par contre, la Corée du Sud et le Canada ont enregistré une baisse de leur production, respectivement de 1,65% et 10,4% pour atteindre 658 KT et 721 KT.

La consommation mondiale de ce métal est passée de 10.457 KT en 2004 à 10.694 KT en 2005. Cette hausse de 2,2% e st essentiellement imputable à la consommation de la Chine (+18,4%) avec 2.380 KT. Par contre les Etats-Unis ont vu leur consommation baisser de 4,3% pour se situer à 1.072 KT contre 1.251 KT en 2004. La consommation de l'Amérique et du continent européen ont affiché pour leur part une baisse de 10% (1.911 KT contre 2.123 KT) et 1,3% (2.792 KT contre 2.830 KT).

La demande croissante de la Chine , estimée à 18,4% (2.948KT), l'annonce des fermetures de fonderies en Europe en 2004, le sous investissement dans les mines de zinc et les conflits sociaux déclenchés chez les grands producteurs ont eu un impact positif sur l'évolution des cours de zinc en 2005. En effet, les cours ont marqué une sensible hausse de 31,8% en comparaison à la moyenne de l'année dernière, déjà en progression de 27% d'une année à l'autre. Ils sont passés de 828,39 $/t en 2003 à 1.047,83 $/t en 2004 avant de se situer à 1.381,55 $/t en 2005. La plus forte cotation de l'année a été enregistrée le 7 Février à 2.391 $/t et la plus basse le 3 Janvier à 1.912 $/t.

Les stocks au LME ont atteint 393,6 KT à fin décembre 2005 contre 628,6 KT un an auparavant et 739,8 KT en 2003.

Selon CRU, la production mondiale devrait enregistrer une augmentation de +5,4% en 2006 compte tenu des extensions de capacités minières prévues essentiellement en Australie, en Inde, en Chine et en Irlande. La demande mondiale de zinc devrait connaître une croissance de +4,2% en 2006 suite à la reprise de la consommation en Amérique du Nord (variation de +3,2% en 2006 contre -6,3% en 2005) et au maintien d'un niveau soutenu de consommation chinoise de zinc (augmentation de +12,4% en 2006).

Cependant, l'évolution de la production mondiale en 2006, qui reste limitée par l'étroitesse du marché des concentrés, ne suffira pas à absorber le déficit qui devrait se maintenir à un niveau encore élevé en 2006, autour de 300 K.

Au niveau national, la production minière nationale de concentrés de zinc est en hausse de 8,7% passant de 139.160 tonnes en 2004 à 151.270 tonnes en 2005. Les exportations de concentrés ont atteint 204.280 tonnes contre 125.690 tonnes l'année dernière, soit une hausse de 62,5%. Les recettes à l'exportation de ce produit se sont chiffrées à 400,965 millions de dirhams contre 220,955 millions de dirhams, en progression de près de 81,5% en comparaison aux résultats d'un an auparavant.

OR

La production minière mondiale d'or a connu pour la troisième année consécutive une baisse de 12,9% par rapport à 2004, pour atteindre 2.176 tonnes contre 2.289 tonnes en 2004 et 2.355 en 2003. Cette régression est liée essentiellement au vieillissement de certains gisements, notamment en Afrique du sud, où la production a reculé de 13,3%, par rapport à 2004 pour se situer à 296,3 tonnes. Le même phénomène de réduction de la production est enregistré en Russie (168 tonnes en 2005 contre 174,2 tonnes 2004) aux Etats-Unis (262 tonnes contre 335 tonnes en 2001 et 258 tonnes en 2004) et au Canada (119 tonnes contre 130 tonnes l'année écoulée). En revanche, on note une progression de près de 20% au Pérou avec une production record de 207,8 tonnes. Pour sa part, la Chine est en passe de devenir un producteur de premier plan avec 224 tonnes en progression de 5,5% par rapport à 2004.

L'offre totale du métal jaune, recyclage compris, est estimée par Word Gold Council sur les 9 premiers mois de l'année 2005 à 2.816 tonnes contre 2.395 tonnes pour la même période. L'offre dépasserait 3.750 tonnes à fin Décembre 2005, représentant une hausse de plus de plus de 12%par rapport à 2004.

La consommation mondiale d'or dans le secteur de la bijouterie a connu une progression de +7% en 2005 essentiellement en Inde, en Chine et au Moyen Orient.

Les cours de l'or ont connu un bond en 2005, après celui de l'année dernière. Ils ont oscillé dans la fourchette de 420 et 500$/l'once durant toute l'année pour se situer dans la moyenne de 445 $/OZ soit une augmentation de 9% par rapport à 2004. En Décembre, ils ont atteint 540$/OZ, son plus haut niveau depuis 1981. Ce niveau de cours est essentiellement lié à l'activité soutenue des fonds d'investissement.

La production nationale de l'or est en progression de 19,6% par rapport à 2004, passant de 1.493 Kg à 1.486 Kg . Les recettes à l'export de 2.043 Kg d'or se sont élevées à 119,150 millions de dirhams.

La production minière devrait enregistrer une hausse de +5% en 2006 alors que la demande mondiale d’or devrait quant à elle connaître une croissance de +3% sur la même période.

L'évolution des cours de l'or en 2006 dépendra essentiellement du comportement des fonds d'investissement. De plus, le maintien à moyen terme des niveaux actuels des cours de l'or risque d'induire d'une part le ralentissement de la demande physique, la consommation de l'or dans la bijouterie étant très sensible aux prix de l'o r, et d'autre part une hausse de la production minière.

ARGENT

L'argent est généralement un sous produit issu de l'exploitation des métaux de base (cuivre, plomb, zinc) ou un coproduit de l'o r. Il est utilisé en grande majorité dans l'industrie (environ 50 %). Ses débouchés sont aussi la bijouterie, l'argenterie de table (30%) et la photo graphie argentique dont la consommation e st en recul d'année en année face au développement du numérique.

Selon le World Bureau Of Metal Statistics, la production minière mondiale a progressé de 2,1% pour atteindre environ de19.257 tonnes. Le Pérou t le Mexique demeurent les premiers producteurs mondiaux, avec un volume estimé respectivement à 3.193 tonnes et 2.885 tonnes. Les autres principaux producteurs sont l'Australie (2.885 tonnes) et la Chine (2.000 tonnes).

L'envolée des prix des métaux associés à l'argent et l'intérêt grandissant affiché par les fonds d'investissement pour ce métal en cours d'année ont tiré les cours d'argent à la hausse. Ainsi, la moyenne des cours du métal a progressé d'environ 10 % pour se situer à 7,31 $/oz après avoir atteint un pic de 8$/oz en Novembre.

Au niveau national, la production d'argent métal en 2005 a atteint 185,735 tonnes contre 180,586 tonnes une année auparavant, soit une hausse de 2,8%. Les recettes réalisées par l'exportation de 187,394 tonnes d'argent métal contre 176,523 tonnes l'année écoulée sont chiffrées à 340,280 millions de dirhams, en progression de 27,7% par rapport à l'année dernière.

COBALT

La moyenne des prix s'est établie à 14,15 USD/Lb en 2005 contre 20,23 USD/Lb en 2004, soit un recul de 30%. Cependant, les prix enregistrés en 2005 restent à un niveau historique relativement élevé.

Le marché du cobalt a été marqué en 2005 par trois facteurs essentiels :

- La très forte croissance de la production chinoise de cobalt à partir de minerais africains, c e t te production représente désormais 20% de l'offre mondiale.

- L'agressivité du producteur russe de cobalt sur le marché spot depuis la cessation de son contrat d'agence historique, ce qui a eu un impact négatif sur les prix.

- L'accalmie de la demande japonaise dans l'application batteries au 1er semestre 2005 suite à la constitution de stocks importants fin 2004.

L'évolution de la demande de cobalt dépendra de la croissance économique des pays développés et en particulier de la croissance économique des pays émergents tels que la Chine et l'Inde. Le consensus des spécialistes en matière de prévisions de croissance de la demande en cobalt à moyen terme se situe autour de 4 % en taux moyen annuel. La demande du cobalt sera essentiellement tirée par la croissance de ses applications dans les batteries, le catalyse et les superalliages.

L'évolution de l'offre de cobalt à moyen terme dépendra du démarrage de nouveaux projets Ni/Co et de la disponibilité des ressources africaines. Les projets Ni/Co sont à un stade préliminaire de développement et leur mise en production ne pourrait pas intervenir avant fin 2007 /début 2008 dans les meilleurs scénarios. De plus, l'enjeu technologique reste majeur aujourd'hui pour ce type de projets. La disponibilité des ressources africaines dépendra essentiellement de la stabilité politique en République Démocratique du Congo et de la capacité de résistance de l'industrie de transformation chinoise qui est fonction du niveau de cours. Son seuil de rentabilité est évalué aujourd'hui par les experts à 12 USD/Lb. De ce fait, l'offre de cobalt connaîtra une faible élasticité à moyen terme. Le marché du cobalt devrait être déficit en 2006 et 2007, avec ensuite un ajustement progressif pour atteindre une situation de surplus à l'horizon 2010.

Ainsi, les cours du cobalt devraient se maintenir à horizon 2008 à des niveaux historiques relativement élevés.

BARYTINE

La barytine est employée comme additif aux boues de forages pétroliers, comme charges de peintures et dans de nombreux domaines de l'industrie chimique. Le marché de la barytine est conditionné par l'évolution de l'exploration des hydrocarbures.

La production mondiale est estimée à 7 millions de tonnes. La Chine demeure le plus grand producteur de cette substance dans le monde, atteignant près de 55% de la production mondiale. Ainsi, en 2004, la production de la Chine a avoisiné les 4 millions de tonnes, selon les estimations d'USGS.

L'Inde qui occupe la 2ème place dans l'offre mondiale de barytine a produit environ 700.000 tonnes dont la majorité provient de l'Etat de Andhara Pradesh.

En matière de consommation, près 50% de la production mondiale est vendue aux sociétés d'exploration pétrolière opérant aux Etats Unis.

Au niveau national, le Maroc a produit, cette année, 475.575 tonnes de barytine de très bonne qualité contre 415.200 tonnes l'année dernière. En baisse de 53,4% par rapport à 2004, les exportations ont atteint 395.410 tonnes. Le chiffre d'affaires, à l'export de cette substance, en progression de 20%, est passé de 152,530 millions de dirhams en 2004 à 184,315 millions de dirhams en 2005.

FLUORINE

Le prix moyen de vente de la fluorine s'est établi à 168,3 $/T en 2005 contre 142,9 $/T réalisés en 2004, soit une progression de +18%.

L'augmentation significative des prix de la fluorine en 2005 s'explique par la combinaison de plusieurs facteurs dont les principaux sont :

La baisse continue des exportations chinoises ( la Chine assure 56% de la production mondiale) suites aux mesures prises par le gouvernement chinois de baisser les quotas d'exportation afin de préserver les ressources nationales et de répondre à une demande locale croissate.
La mise en place d'une licence d'exportation (pouvant atteindre 80 à 100 $/T) sur la fluorine en Chine et la restructuration des abattements sur les taxes à l'export en Chine en vue de favoriser les exportations de produits à haute valeur ajoutée.
Les nouvelles contraintes réglementaires et environnementales imposées aux producteurs européens de produits chimiques.
La fermeture de plusieurs mines chinoises pour des raisons de sécurité.

La pénurie des nouveaux projets à un stade avancé de développement : le projet le plus avancé étant le projet Tiberon au Vietnam dont les premières productions interviendraient en 2007 dans le meilleur des cas.

A moyen terme, les prix de la fluorine devrait observer une tendance haussière compte tenu de la réduction des exportations chinoises de fluorine. A pluslong terme, la structure du marché de la fluorine devrait connaître des changements profonds du fait de la compétitivité attendue des chinois sur les produits finis de la fluorine.

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