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L'Economie Minière Mondiale
 

Alors que les capacités de production des matières premières industrielles sont presque saturées, la demande reste soutenue, tirée principalement par la Chine dont l'économie continue de progresser à un rythme élevé.

Dans ce contexte, les cours des métaux de base et des métaux précieux ont continué sur leur lancée haussière, commencée en 2004, atteignant dans le cas de certains métaux des niveaux inédits depuis plusieurs décennies.

Les cours du pétrole ont augmenté de 50% sur l'année et 250% par rapport à la moyenne des années quatre vingt dix, pour atteindre le niveau moyen de 52 $ le baril en 2005.

Le cuivre qui continue de bénéficier d'une demande soutenue a franchi la barre des 4.000 $ la tonne en novembre 2005 terminant l'année à plus de 4 600 $ la tonne, un record absolu depuis la cotation du métal rouge à la bourse des métaux de Londres en 1870. Pour leur part, les cotations du zinc se sont inscrites au-dessus des 1 800 $ à la fin de l'année et les cours du plomb ont à leur tour dépassé le seuil des 1 100 $ dès le mois de novembre 2005.

Cette euphorie des prix a également touché les métaux précieux. L'once d'or a pu ainsi terminer l'année à plus de 500 $, son niveau le plus élevé depuis 1981. Le métal jaune a tiré pro fit d'une conjoncture favorable : forte demande en provenance de l'Inde, des pays du Moyen Orient et de la Chine , déficit enregistré au niveau de l'offre et une intense activité des fonds de placement. Evoluant dans le sillage de l'or, les cours de l'argent ont bénéficié de bons fondamentaux e t d'une intense activité spéculative, l'once d'argent a pu dépasser à certaines reprises le seuil les 9 $ au cours du mois de décembre 2005

En ce qui concerne le secteur phosphatier, les prix de vente à l'exportation ont augmenté d'environ 10% pour les phosphates, de près de 16% pour l'acide phosphorique, de plus de 11,4% pour le MAP et le DAP et autour de 5,6% pour le TSP.

La hausse vertigineuse des cours des métaux trouve son explication dans la persistance du déséquilibre, devenu chronique, entre une offre qui reste insuffisante en raison d'un sous-investissement dans le développement de nouvelles capacités de production d'une part, et d'autre part, une demande soutenue, tirée principalement par l'apparition soudaine sur le marché mondial de deux nouveaux acteurs de premier ordre : la Chine et l'Inde. L'intervention des Fonds d'Investissements sur le marché a amplifié la hausse des métaux.

   

Le déstockage massif des volumes des métaux constaté depuis les trois dernières années s'est poursuivi en 2005 pour faire face aux besoins du marché. Pour certains métaux, les stocks ont enregistré des niveaux jamais atteints dans le passé.

En amont, l'exploration minière a connu en 2005 une intense activité. Les dépenses consacrées à la recherche des métaux de base et des métaux précieux sont estimées à 5,1 milliards de dollars, un niveau très proche du niveau record atteint en 1997 (5,2 milliards de dollars). La recherche de l'or continue de s'accaparer la part du lion. Cependant, les budgets consacrés à l'exploration pour certains métaux ont considérablement augmenté en 2005, c'est le cas en particulier du zinc (+90%) et du nickel (+65%).

Globalement les dépenses en exploration minière dans le monde sont en augmentation de 34% par rapport à l'année 2004 et de 168% en comparaison avec l'année 2002. La répartition de ces dépenses par zones géographiques montre que c'est l'Amérique du Sud qui continue toujours de drainer la plus grande partie de budgets consacrés à l'exploration (plus de 23%).

Par ailleurs, l'industrie minière mondiale continue de connaître un grand mouvement de consolidations à travers le regroupement de grands groupes miniers dans le but e réduire les coûts de production et de satisfaire la demande croissante, celle provenant en particulier de la Chine. Une forte croissance des opérations de fusions et acquisitions est enregistrée en 2005 en Comparaison aux réalisations de 2004. Celle-ci est estimée à 69% en valeur et 40% en nombre de transaction.

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