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L'Economie Marocaine
 

En 2005, la croissance de l'économie nationale a connu un ralentissement notable, avec une nette baisse de son Produit Intérieur Brut qui s'est élevé à 1,7% contre 4,2% en 2004 et 5,2% en 2003. Hors activité agricole, le PIB devrait se situer à près de 4,5% grâce au dynamisme des secteurs ; de l'énergie (+12,7%), des mines (+9%), du bâtiment (1,8%) et des télécommunications. Ce ralentissement s'explique par :

Les mauvaises performances du secteur agricole dont l'évolution continue d'impacter considérablement l'économie nationale dans sa globalité en raison de son poids considéra b l e dans le PIB (13 à 20%). Les conditions climatiques défavorables se sont en effet traduites par un recul d'environ 15% de la valeur ajoutée de ce secteur.

La flambée des cours du pétrole qui ont augmenté de plus de 50% en une année a eu un effet négatif sur les finances publiques et sur une balance commerciale déjà structurellement déficitaire.

L'exacerbation de la concurrence sur les principaux marchés débouchés des produits marocains, notamment les textiles suite à l'abandon de l'accord multifibres.

Les secteurs secondaire et tertiaire ont enregistré une croissance, respectivement, de 4,2% et 5,1% d'une année à l'autre alors que la valeur ajoutée du secteur primaire a marqué une régression, estimée à 15,3%.

L’exécution du plan de développement des infrastructures de base, la construction des logements sociaux et la réalisation des projets touristiques ont soutenu les activités du bâtiment et des travaux publics, alors que les cours des produits miniers et l’affirmation de la demande extérieure de ces substances, en particulier les phosphates et ses dérivés, ont permis l’augmentation de la valeur ajoutée de l’activité minière.
Le déficit budgétaire a connu une aggravation passant de 4,3% du PIB en 2004 à 6,3 % en 2005 malgré une amélioration des recettes fiscales globales. Cette aggravation s'explique en partie par la forte augmentation des dépenses de compensation en particulier pour le soutien des produits pétroliers et par le financement des départs volontaires des fonctionnaires.

Les investissements publics et privés ont été tirés par la poursuite de la réalisation des grands travaux d'infrastructures de base et des logements sociaux. Le taux d'investissement a été estimé à 26 % du PIB.

Au cours de l'année 2005, l'économie marocaine a été aussi marquée par la maîtrise de l'inflation à 1% et l'amélioration de 2,6 points du taux de chômage.

Dans le domaine des échanges extérieurs, la balance commerciale s'est soldée par un déficit de 15,7 milliards de dirhams, en hausse de 22,3% par rapport à l'année dernière. Ce déficit est le résultat de l'effet conjugué de la hausse des importations (+22,4%) d'une part, et, d'autre part, de la baisse des exportations. Globalement, les importations ont atteint 180,3 milliards de dirhams, due principalement, au renchérissement du prix du pétrole tandis que les exportations se sont élevées à 94,4 milliards de dirhams, en raison principalement de la baisse de l'activité textile. De ce fait, le taux de couverture des importations par les exportations, en perte de 3,4 points est passé de 55,7% en 2004 à 52,3% en 2005.

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